À propos de Michel Ogier


C’est une banalité de le dire, le métier de photographe a changé.

J’ai commencé à photographier en noir et blanc, puis en diapositives, ensuite en numérique, et aujourd’hui la moitié de mon activité consiste en des réalisations vidéo. Ces changements ce sont opérés grosso modo, par tranches de dix années depuis 1980.

On ne fait plus appel à un photographe d’illustration comme avant. Une photo correspondant à une demande précise se trouve chez Fotolia. et à un prix sur lequel on ne peut plus s’aligner. Inutile d’essayer d’encore rivaliser sur ce terrain.

Le travail qu’on demandait avant au photographe consistait davantage en une approche raisonnée, pour une travail complet. Aujourd’hui c’est davantage des opérations ponctuelles, fractionnées, voire détournées qu’on lui demande. Le photographe peine quelque fois à y reconnaître son travail.

En vidéo on a la chance de retrouver cette approche plus globale, davantage maitrisé et de mieux se reconnaître dans le travail effectué.

Alors ? Qu’est-ce qui fait encore « recette » pour un photographe de reportage et d’illustration ?

En dehors des clients réguliers émergent deux types de nouvelles demandes : les sujets difficiles à appréhender ou ce qui représente une difficulté technique (ou les deux mêlés) .

Mon « fond de commerce » consiste toujours en ces assemblées générales, rencontres, rassemblements, festivals… où l’ambiance doit être traduite, et où le photographe a pour mission de donner une image valorisée et exhaustives de ces manifestations.

Je continue par ailleurs à réaliser de temps à autres des expositions ou des livres.

Les photographes qui se maintiennent sont ceux qui restent dans des niches, dans des marchés « captifs ». En travaillant pour une revue, pour des clients réguliers et dans des domaines spécialisées etc.

Pour les « généralistes » de mon espèce il faut savoir gérer le tout venant et supporter parfois le grand écart, par exemple en photographiant des natures mortes (chocolat) et en réalisant des reportages vidéo dans la « fabrique » qui les a produits.

J’ai commencé en me prenant pour Cartier-Bresson, aujourd’hui, étant passé par toutes ces phases j’ai emmagasiné un savoir faire toujours utile pour toutes sortes de travail photo et je me retrouve dans la réalisation de documentaires où tous ces champs explorés s’avèrent être une bonne ressource pour ce nouveau créneau.



Contact



Michel Ogier
11 rue Victor Hugo 35000 Rennes
02 99 38 77 40
06 89 10 41 80
ogier.michel(at)neuf.fr